Dépòts de tartre / corrosion dans les systèmes de chauffage
Des précipitations de calcaire plus ou moins importantes peuvent se produire dans les eaux courantes normales, qui n’ont pas été spécialement traitées, selon leur teneur en calcium (degré de dureté). Ces précipitations, désignées aussi sous le nom de tartre, apparaissent en général à des températures supérieures à 70 °C et dépendent du dégagement de dioxyde de carbone et du dépassement de la limite de solubilité des solutions de calcaire qui s’ensuit. En principe, les précipitations de calcaire ne sont pas désirées et peuvent entraîner les conséquences suivantes:
- formation de couches isolantes sur les surfaces métalliques, entravant fortement la transmission de chaleur
- selon l’épaisseur de la couche de calcaire, les diverses zones présentent des températures très différentes, ce qui peut conduire à des évaporations explosives sur le métal surchauffé (explosions de tartre)
- encrassement d’un système avec des particules de calcaire détachées
- enrichissement en chlorites dans la couche poreuse de calcaire avec le danger ensuite d’une forte corrosion fissurante des matériaux inoxydables

Les dépôts de calcaire peuvent être éliminés facilement avec des acides organiques. Pour les aciers non alliés cependant, l’attaque du métal doit être évitée au moyen d’un inhibiteur adéquat. L’élimination du calcaire permet ensuite de restaurer la fonctionnalité du composant/système. Un conditionnement final est une bonne base pour le fonctionnement ultérieur de ces composants.
Corrosion dans les systèmes de chauffage:
Dans les systèmes de chauffage fermés courants en matériaux ferreux non alliés, il se forme une fine couche d’oxyde de fer protectrice et de calcaire immédiatement après la mise en service, qui peut constituer une couche de protection durable en interdisant un apport ultérieur en oxygène. Après la corrosion initiale par l'oxygène, celui-ci s’épuise et la réaction s’arrête d'elle-même par manque d’oxygène. Il est cependant important de noter que c’est toujours la même eau qui se trouve dans le circuit et que l'absence d’eau fraîche évite un nouvel apport d'oxygène au système. Il faut aussi que le pH reste dans des valeurs neutres. Les anciennes conduites en matière plastique posées jusqu'en 1982 pour le chauffage au sol, étaient une source d’apport d’oxygène trop important à l’eau. D’importants problèmes de corrosion, qui pouvaient aller jusqu’à l’arrêt de l’installation, en furent les effets. Les conduites en matière plastique utilisées de nos jours sont par contre suffisamment étanches à l’oxygène et ne présentent par conséquent plus de danger.
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